Mise en scène et Jeu de l'acteur |
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Martine Wijckaert (Belgique) : Mettre en scène, c’est gérer la perte Metteure en scène et professeure, Martine Wijckaert est née à Bruges en 1952. Diplômée de l’Institut national supérieur des Arts du Spectacle (INSAS) de Belgique, elle fonde en 1974, à Bruxelles, le Théâtre de la Balsamine. La même année, elle met en scène Fastes d’enfer, de Michel de Ghelderode, auteur auquel elle revient en 1978 avec Hop signor. Stanislaw Ignacy Witkiewicz est également un dramaturge qui l’inspire; elle porte à la scène trois de ses textes : Yanulka, fille de Fizdejko (1976), La Pilule verte (1981), adaptation libre de Les Grâces et les Épouvantails, et La Mère (1992). Elle met aussi en scène deux pièces de Hugo Klaus : Pas de deux (1977) et Léopold II (1980). À partir de 1982, Martine Wijckaert commence à créer ses propres spectacles. Elle parle de « partitions » à propos de son travail d’écriture, un travail qui consiste à recenser, en amont des répétitions, l’ensemble des éléments qui constitueront la matière première du spectacle à créer. L’Inauguration (1982), Est-ce que tu dors ? (1984) et Interlude (1988) sont davantage des canevas servant à définir des situations, des personnages et des univers à partir desquels s’est développé un travail d’improvisation. La Théorie du mouchoir (1987), Les Chutes du Niagara (1991) et Nature morte (1995), spectacle sur le deuil impossible, sont, pour leur part, des partitions écrites, assorties de dessins, tandis que La Guenon captive (1993) est une pièce écrite pour femme seule. En 1986, Martine Wijckaert fait une adaptation libre et surprenante de Roméo et Juliette. En 1988, elle participe à La Serre, création collective pour deux acteurs et huit metteurs en scène, présentée au Nieuwpoorttheater de Gand. Éclectique dans le choix de ses textes, elle met en scène Le Plus Heureux des Trois, d’Eugène Labiche (1989), et Mademoiselle Julie, de Strindberg (1993). Elle présente, au Festival d’Avignon et au Kunsten Festival des Arts de Bruxelles, sa création Et de toutes mes terres, rien ne me reste que la longueur de mon corps (1998), écrite à partir de la double tétralogie des Rois de Shakespeare et traitant du thème de la mémoire et de la transmission à l’intérieur des jeux de pouvoir et du déclin d’une famille. En 1994, après vingt ans à la tête du Théâtre de la Balsamine, Martine Wijckaert confie la direction artistique à Christian Machiels, tout en continuant à y faire des créations en tant qu’artiste en résidence. Elle y met en scène Ce qui est en train de se dire (2002), texte qu’elle écrit à partir de la Passion selon Saint-Jean, de Bach, et qui aborde la thématique des relations familiales et de l’aveu. Ce spectacle constitue le premier volet d’un polyptyque. En 2005, elle crée un second volet intitulé Table des matières. Depuis 1980, Martine Wijckaert enseigne à l’INSAS, dans la section Interprétation dramatique. Elle a également enseigné quelques années dans la section Scénographie de La Cambre, l’École nationale supérieure des arts visuels de Bruxelles. En 1992, elle obtient le prix de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques.
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