Mise en scène et Jeu de l'acteur |
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De descendance africaine, Djanet Sears est née en 1959 au Royaume-Uni où elle vit jusqu’à l’âge de quinze ans avant de déménager en Saskatchewan, puis en Ontario. Actrice, auteure et metteure en scène, elle fait ses études à York University, à Toronto, et à NYU (New York University). Elle met en scène Princess Pocahontas and the Blue Spots, de Monique Mojica, au Mayworks Festival, ainsi qu’au festival de théâtre From The Ground Up (1989), et monte Dark Diaspora… In Dub, d’Ahdri Zhina Mandiela, présenté au Festival Fringe de Toronto (1990). Partenaire de longue date du Nightwood Theatre de Toronto, elle y réalise de nombreuses mises en scène, parmi lesquelles The Wonder of Man, de Diana Braithwaite (1992). En 1993, Djanet Sears est directrice artistique de l’événement Negrophilia : An African American Retrospective : 1959-1971, pour Equity Showcase & Toronto Theatre Alliance’s Loon Cafe. De 1996 à 1998, elle est metteure en scène associée à la Canadian Stage Company et, depuis 1997, elle est directrice artistique de l’AfriCanadian Playwrights’ Festival, qui offre l’occasion d’analyser l’écriture dramatique issue de la diaspora africaine et de la célébrer au Canada. En 2002, elle participe à la fondation de l’Obsidian Theatre Company, organisme ayant pour mission d’unifier les diverses cultures des communautés noires de Toronto et de faire la promotion du théâtre africain-canadien. Depuis 2001, elle enseigne l’écriture dramatique dans le programme d’art dramatique à l’Université de Toronto (University College). Actrice, Djanet Sears joue dans plus de vingt-cinq films, parmi lesquels Milk and Honey, de Rebecca Yates et Glen Salzman (1989), April One, de Murray Battle (1993), In His Father’s Shoes, de Victor Sarin (1997), The Real Blonde, de Tom DiCillo (1998), One Heart Broken Into Song, de Clement Virgo (1999), Love Songs, de Charles Fuller (2000), et Our America, de Ernest Dickerson (2002). Auteure, elle a écrit, depuis 1982, les pièces Who killed Katie Ross?, Double Trouble et Shakes. En 1990, sa pièce Afrika Solo devient la première pièce publiée au Canada par une femme de descendance africaine. Djanet Sears produit également le spectacle, en association avec Factory Theatre et Fountainhead Theatre, et y joue le rôle principal au théâtre, ainsi qu’à la radio. L’adaptation radiophonique d’Afrika Solo pour CBC lui vaut le premier prix de l’International Major Armstrong Awards et le prix d’argent à l’International Radio Festival de New York (1992). En 1996, elle obtient le poste d’auteure en résidence au Public Theater de New York, où elle anime des ateliers publics et écrit la dernière version de Harlem Duet, suite d’Afrika Solo. Elle assume la mise en scène de cette pièce dans une production du Nightwood Theatre (1997), reprise en coproduction à la Canadian Stage Company et au Nightwood Theatre (1998). Ce spectacle est présenté par la suite à Halifax (2000) et au Blue Heron Theatre de New York (2002). Harlem Duet obtient de nombreux prix, dont quatre Dora Mavor Moore Awards (1997), le Floyd S. Chalmers Canadian Play Award (1998) et le prix du Gouverneur général en Littérature (1998). En 2002, le Nightwood Theatre et l’Obsidian Theatre Company coproduisent The Adventures of a Black Girl in Search of God, dont Djanet Sears signe le texte et la mise en scène. Ce spectacle est repris pour une période de six mois, en 2003, par Mirvish Productions. Djanet Sears collabore également à l’écriture de Women on the Canadian Stage : The Legacy of Hrotsvit (1991) et elle édite la série Tellin’ It Like It Is: a Compendium of African Canadian Monologues for actors–The Chapbook (2000), ainsi que la première anthologie de pièces d’auteurs d’ascendance africaine au Canada, Testifyin’ : Contemporary African Canadian Drama: Volume I (2000). Le deuxième volume est publié en 2003. Pour l’ensemble de son travail et pour sa contribution à la vie artistique et culturelle des communautés africaines du Canada, Djanet Sears reçoit le Phenomenal Woman of the Arts Award (1997), le Harry Jerome Award for Excellence in the Cultural Industries (1998), le Martin Luther King Jr. Achievement Award (2003) remis par le Black Theatre Workshop de Montréal, l’African Canadian Achievement Award (2003), le William Kilbourn Award présenté par le Conseil des Arts de Toronto en reconnaissance de sa contribution à la vie artistique de la ville de Toronto (2004), de même qu’un Canadian Screenwriting Award remis par la Guilde des écrivains pour l’adaptation radiophonique de The Adventures of a Black Girl in Search of God (2005).
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