Mise en scène et Jeu de l'acteur |
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Née en France en 1951, Brigitte Haentjens étudie le théâtre à Paris, notamment à l’École Jacques Lecoq où elle explore les possibilités créatrices du corps. Elle quitte Paris en 1977 pour s’installer à Ottawa, au Canada. Après avoir participé à des créations collectives comme auteure et metteure en scène, elle devient directrice artistique du Théâtre du Nouvel-Ontario, à Sudbury, de 1982 à 1990. C’est là qu’elle collabore avec Jean-Marc Dalpé, dont elle crée Le Chien, en 1988. Arrivée à Montréal, elle met en scène Un oiseau vivant dans la gueule, de Jeanne-Mance Delisle (1990) au Théâtre de Quat’Sous et Oh! les beaux jours, de Samuel Beckett (1990) au Théâtre Espace Go. De 1991 à 1995, elle est directrice artistique de la Nouvelle Compagnie Théâtrale et programme des mises en scène de Jean-Frédéric Messier, Robert Lepage et Denis Marleau. Durant cette période, elle monte également Bonjour, là, bonjour de Michel Tremblay (1991), Bérénice de Racine (1992) et Caligula d’Albert Camus (1993). Entre 1995 et 1998, elle réalise des mises en scène avec les finissants des écoles de théâtre montréalaises. En 1997, elle fonde la compagnie Sibyllines, dont la première création, Je ne sais plus qui je suis, est un collectif qui traite de la colère des femmes. Par la suite, toujours avec Sibyllines, elle produit et met en scène des spectacles à l’esthétique singulière, privilégiant des textes contemporains exigeants et qui appellent une forte présence physique. Elle monte deux textes de Bernard-Marie Koltès, Combat de nègre et de chiens (1997) et La nuit juste avant les forêts, dans un hôtel désaffecté de Montréal (1999 et 2002). Heiner Müller est également un auteur qui l’inspire. Elle monte Hamlet-Machine, dans une salle de l’Union française (2001), Quartett (1996) au Théâtre Espace Go, ainsi que Médée-Matériau, à l’Usine C (2005). Poursuivant une exploration artistique de l’identité féminine, elle met en scène Marie Stuart, de Dacia Maraini (1999), Malina, création librement inspirée de l’œuvre d’Ingeborg Bachmann (2000), Électre et Antigone, de Sophocle (2000 et 2002), Mademoiselle Julie, de Strindberg (2001) et Eden Cinéma, de Marguerite Duras (2003). En 2004, elle monte, au Théâtre de Quat’Sous, La Cloche de verre, création inspirée de l’oeuvre de Sylvia Plath, The bell jar. Ce spectacle connaît un grand succès et effectue une tournée en France. En 2006, elle met en scène un poème scénique de Louise Dupré, Tout comme elle, qui est joué par cinquante comédiennes. Brigitte Haentjens obtient le prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre pour la meilleure production de la saison 1995-1996 avec Quartett, de Heiner Müller. En 2000, elle reçoit le Capital Critics Circle Award pour sa mise en scène de Marie Stuart. Elle est finaliste pour le prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre en 2002, avec Hamlet-Machine, de Heiner Müller, en 2004, avec La Cloche de verre, d’après Sylvia Plath et en 2005, avec Médée-Matériau. En 2005, La Cloche de verre remporte cinq prix à la Soirée des Masques. Depuis 1998, elle est codirectrice artistique, avec Marie Gignac, du Carrefour international de théâtre de Québec.
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