Mise en scène et Jeu de l'acteur |
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Née en 1967 en Roumanie, metteure en scène en résidence au Théâtre Mic de Bucarest depuis 1995, Nona Ciobanu dirige actuellement la Fondation culturelle TOACA, qu’elle inaugure en 1996 avec l’acteur et scénographe Iulian Baltaltescu. Cet organisme indépendant crée un espace d’interactions entre les sphères sociale, politique et artistique, et offre des ateliers et du soutien aux jeunes artistes roumains de différentes disciplines. Depuis 2000, la fondation a élu domicile au Studio TOACA, à Bucarest. C’est à l’âge de dix-neuf ans que Nona Ciobanu découvre le théâtre par le biais d’ateliers de mise en scène donnés par deux praticiens reconnus, Dan Micu et Silviu Purcarete, qui demeurent pour elle des mentors. En 1990, elle entreprend des études de théâtre à l’Université nationale de théâtre et cinéma “I.L. Caragiale”, à Bucarest. Lors de sa seconde année d’études dans la section Mise en scène, elle présente Tineret¸e fara batrâne¸te s¸i viat¸a fara de moarte (Jeunesse sans vieillesse et vie sans mort), adaptation théâtrale d’un mythe roumain, d’après Petre Ispirescu et Eduard Covali, au Festival Fringe d’Édimbourg. Avec ce spectacle, elle remporte le prix du meilleur spectacle au Gala Tâna rului Actor de Costinesti et le prix Alexandru Giugaru à Bucarest. Elle présente ce même spectacle au Théâtre Bulandra de Bucarest (1992-1993), puis sous le titre Dorde, au Mediteranean Theatre Institute de Malte (1996). Nona Ciobanu se consacre au répertoire classique autant que contemporain. Elle présente ses spectacles dans les plus grands théâtres roumains. Au Théâtre Bulandra de Bucarest, elle monte Melissa, de Nikos Kazantzakis (1995), et au Théâtre Tineretului de Piatra Neamt, elle met en scène Playboy, d’après The Playboy of the Western World, de John Millington Synge (1994-1995), repris au Théâtre national de Bucarest (1997). Au Théâtre Mic, Nona Ciobanu monte Cum va place (Comme il vous plaira) de Shakespeare (1996-1999) ; Bine mama, da’ as¸tia povestesc în actu’ doi ce se-ntâmpla în actu’ întâi (Mais maman, ils nous racontent au deuxième acte ce qui s’est passé au premier) de Matei Vis¸niec (1998-2000) ; Valsul câinilor (La valse du chien) de Leonid Andreev (1999-2000) ; Viitorul e maculatura (L’avenir au pilon) de Vlad Zografi (2002-2005) et Povestiri din Canterbury (Contes de Canterbury), adaptation théâtrale qu’elle effectue d’après Geoffrey Chaucer (2004-2005). Sa mise en scène de Dragostea celor trei portocale (L’Amour des trois oranges), adaptation théâtrale qu’elle fait d’après le texte de Carlo Gozzi (1994-1998), lui vaut les prix de la meilleure mise en scène et du meilleur spectacle au Festival du Théâtre national de Bucarest, Gala des prix UNITER de Bucarest, au Festival de Satu Mare, et au Festival international des Auteurs dramatiques de Brasov. En septembre 2004, ce spectacle est accueilli au prestigieux théâtre La Jolla Playhouse, de San Diego. En 2005, elle présente, au Théâtre Mic, Orfeu sau Cum sa te Dezbraci de pene (Orphée ou Comment se défaire de ses plumes), sur des textes de Gellu Naum, une production du Studio TOACA dont la première a lieu au festival East Meets East de Cambridge, au Royaume-Uni, avant de faire l’objet d’une tournée à Norwich, Colchester et au Festival Fringe de Dublin. Réactualisant le mythe d’Orphée, Nona Ciobanu crée un spectacle multidisciplinaire dont le texte minimaliste intègre musique, projections vidéo, effets multimédias et danse. Poursuivant une recherche sur un jeu d’acteur qu’elle désire le plus organique possible, Nona Ciobanu expérimente également sur des scènes indépendantes. Elle monte et produit des spectacles pour la Fondation culturelle TOACA, ce qui l’amène à présenter I like Beethoven, adaptation théâtrale du monologue The Fever, de Wallace Shawn, au Künstlerhof Buch de Berlin (1998); Toscana, de Vladimir Holan, au Studio TOACA (2000) et Orgasm, de Vlad Zografi, dont la première a lieu au Festival West Östlicher Diwan de Halle (2001). Plusieurs de ses spectacles tournent dans des festivals en Allemagne, en Autriche, en Bulgarie, en Grande-Bretagne, en Hongrie, en Irlande, à Malte, aux Pays-Bas, en République tchèque, en Roumanie et en Slovaquie. En 2006 et 2007 Ciobanu est en résidence artistique aux États-Unis et au Mexique. Durant ces résidences, elle crée trois différentes performances-installations à Palenque, San Cristobal de Las Casas et Santa Fe (Mexique). Ces installations font partie de son projet Time and Shadow in Maya Culture. En 2007, elle met en scène Colonia ingerilor de Stefan Caraman au Mic et qui gagne le prix de la Meilleur Pièce Roumaine en 2005 (un Prix supporté par la Cour Royale de Roumanie) au Gala UNITER. De 1996 à 1998, elle enseigne le jeu à l’Université nationale de théâtre et cinéma « I.L. Caragiale » de Bucarest. Elle anime également des ateliers et travaille avec des compagnies de théâtre provenant d’Irlande, de 128 Voix de femmes Grande-Bretagne, de Malte, d’Allemagne, d’Autriche et des États-Unis. Elle est aussi membre du Conseil de Trans Europe Halles, réseau regroupant trente-six centres culturels de plus de vingt pays européens. En 2008, en Roumanie, Ciobanu est la coordinatrice de « Pilgrimage », projet vidéo au sujet du Moyen-Orient, qui fait partie de PUZZLE, le projet national de la Roumanie dans le cadre de l’European year of intercultural dialogue. Également, elle met en scène une performance théâtrale basée sur une adaptation de La Tempête de Shakespeare collaborant avec des acteurs, danseurs, musiciens et artistes visuels provenant de plusieurs pays comme la Roumanie, la France, le Bénin, la Syrie, les États-Unis et la Slovénie. Aujourd’hui, Nona Ciobanu est l’une des metteures en scène les plus reconnues de Roumanie.
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