Mise en scène et Jeu de l'acteur |
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Née en Argentine en 1951, Cristina Castrillo travaille dans le domaine théâtral depuis plus de trente ans, à la fois comme actrice, auteure, metteure en scène, directrice artistique et formatrice. Dans les années soixante-dix, elle crée, en Argentine, le groupe Libre Teatro Libre, reconnu comme l’une des compagnies de théâtre les plus intéressantes en Amérique latine. En 1980, elle fonde, en Suisse, le Teatro delle Radici, dont elle est toujours directrice artistique, et où elle remplit les fonctions d’auteure et de metteure en scène. Au sein de cette compagnie, Cristina Castrillo poursuit une recherche sur les bases éthiques et pratiques du jeu de l’acteur, ce dernier étant également perçu comme auteur de la création. Au Teatro delle Radici, l’acteur est toujours au centre du processus créateur, qu’il s’agisse de spectacles collectifs ou de performances en solo. Créé en 1988, le spectacle solo Sul Cuore della Terra, écrit, mis en scène et joué par Cristina Castrillo, illustre parfaitement la démarche artistique et idéologique de la compagnie, puisqu’il traite de la mémoire, élément central du travail du Teatro delle Radici – dont le nom signifie Théâtre des Racines. Pour ce spectacle, Cristina Castrillo porte les voix de multiples personnages anonymes, racontant des histoires sur la vie et la mort. Il est présenté dans de nombreux festivals en Europe et en Amérique latine. Durant les vingt dernières années, Cristina Castrillo a écrit et dirigé les spectacles suivants : Tracciato a Matita (1982), Trottole (1983), Trappola per Tristi (1984), Gli Abitanti del Tramonto (1986), Trapitos (1987), Tangram et Uno (1989), Baguala (1991), L’Attimo del Blu (1992), Canto di Pietra (1994), Il Libro dei Riflessi (1996), Pelle di Lupo (1997), Le Ombre del Silenzio (1998), Umbral (1999), première partie d’un projet intitulé Appunti di Viaggio – Notes de voyage – et dont Stranieri (2000) constitue la deuxième partie, Sguardo di Cenere (2001), spectacle solo joué par Bruna Gusberti et mettant en scène divers personnages féminins effacés de l’Histoire en raison de leur marginalité, Guardando al Sud (2003) et Il Ventre della Balena (2004), pièce sur la guerre et la cruauté. Tous ces spectacles sont créés au Teatro delle Radici. Préoccupée par la pédagogie, Cristina Castrillo crée, en collaboration avec ses collègues, la Scuola Laboratorio Internazionale, laboratoire d’échanges et d’entraînement qui réunit des acteurs ayant des bagages linguistiques et culturels différents. Des ateliers y sont donnés chaque année depuis 1990 et regroupent des acteurs-participants venus de tous les continents. Ces laboratoires permettent d’approfondir, par l’expérimentation et le partage d’expériences, divers aspects fondamentaux du jeu de l’acteur qui sont au coeur des préoccupations du Teatro delle Radici : techniques pour développer la « crédibilité » physique de l’acteur sur scène, étude et fonctionnement de la sphère émotionnelle, place du texte dans la création et découverte d’un langage expressif personnel. En août 2005, le dix-septième laboratoire porte le titre Persona/Personaggio et propose d’explorer la création du personnage en relation avec la mémoire et la vie intime de l’acteur. Membre régulière du Magdalena Project, Cristina Castrillo publie un premier livre en 1990, Attore-Autore – qui rassemble les textes des spectacles produits par le Teatro delle Radici entre 1982 et 1988 – et un deuxième en 2001, I Sentieri dell’Acqua – réunissant les textes des spectacles produits entre 1988 et 2000. Elle signe également plusieurs articles dans différentes revues théâtrales d’Europe ou d’Amérique latine. Ses spectacles, de même que des ateliers et démonstrations de son travail, ont été présentés dans plusieurs pays d’Europe et d’Amérique, ainsi qu’en Australie, en Bosnie, au Burkina Faso, en Égypte, en Nouvelle-Zélande et au Pakistan.
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