Mise en scène et Jeu de l'acteur |
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Née en France, en 1962, de parents oeuvrant tous deux dans le milieu théâtral (son père, Peter Brook, est metteur en scène, et sa mère, Natasha Parry, est actrice), Irina Brook entreprend d’abord une carrière d’actrice. Elle quitte Paris à l’âge de dix-huit ans pour aller étudier l’art dramatique à l’école de Stella Adler, à New York, et commence à jouer dans des productions du Off Broadway. Travaillant autant à Londres qu’à Paris, elle joue à la télévision, au cinéma et au théâtre, notamment dans La Cerisaie, aux côtés de sa mère Natasha Parry, et dans Don Juan, aux Bouffes du Nord. C’est en 1996 qu’elle effectue le passage du jeu à la mise en scène avec un premier spectacle, Beast on the moon, de Richard Kalinoski, présenté à Londres, puis en version française, deux ans plus tard, au Théâtre Vidy-Lausanne, à la MC-93 de Bobigny, au Théâtre de l’Oeuvre, et en tournée française. Une bête sur la lune est récompensé par cinq Molière en 2001 et lance définitivement la carrière d’Irina Brook comme metteure en scène. Elle se fait connaître notamment par une approche particulièrement physique du jeu de l’acteur. Entre la mise en scène de Beast on the moon et celle d’Une bête sur la lune, Irina Brook monte Madame Klein, de Nicolas Wright, et All’s well that ends well, de Shakespeare, en Angleterre, suivi de la version française, Tout est bien qui finit bien, au Cloître des Carmes, dans le cadre du Festival d’Avignon (1998) avec les acteurs de la compagnie d’Ariane Mnouchkine, le Théâtre du Soleil. Jean-Jacques Lemêtre en compose la musique et Guy-Claude François en signe les décors. Cette alternance de pièces contemporaines et de pièces classiques marque les choix de répertoire d’Irina Brook. Elle monte notamment Danser à Lughnasa, de Brian Friel, au Théâtre Vidy-Lausanne, à la MC-93 de Bobigny, puis en tournée (2000) ; Résonances, de Katherine Burger, dans une traduction de Marie-Paule Ramo, au Théâtre de l’Atelier (2000), spectacle qui vaut à Irina Brook le Molière de la Révélation féminine et le prix Nouvel Espoir de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, et La Ménagerie de verre, de Tennessee Williams, au Théâtre Vidy-Lausanne et au Théâtre de l’Atelier (2001). En 2002, elle signe également deux adaptations, Juliette et Roméo, d’après Shakespeare, au Théâtre Vidy-Lausanne et au Théâtre national de Chaillot, puis Une Odyssée, d’après Homère, spectacle destiné au jeune public, créé dans le cadre du Festival de Sartrouville et repris aux Bouffes du Nord. Depuis 2003, Irina Brook a porté à la scène une quinzaine de textes. Elle monte La Bonne Âme de Setchouan, de Brecht, au Théâtre Vidy-Lausanne, puis au Théâtre national de Chaillot (2003), avec une distribution de plus de quinze acteurs, dont Romane Bohringer dans le rôle principal. Suit Le Pont de San Luis Rey, qu’elle adapte avec Nicole Aubry, d’après le roman de Thornton Wilder, produit par le Théâtre Vidy-Lausanne et le Théâtre Les Gémeaux de Sceaux (2004), spectacle qui sera repris en tournée. En 2005, elle monte L’Île des esclaves, de Marivaux, au Théâtre de l’Atelier, de même qu’En attendant le songe, adaptation foraine du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, avec six acteurs, en plein air, dans des champs, des cours de ferme ou des forêts, dans le cadre du Festival Dedans-Dehors de Brétigny-sur-Orge. Irina Brook touche également à la mise en scène d’opéras, qu’elle aborde avec un souci de rythme et de contemporanéité. Elle fait ses premiers pas dans ce domaine avec La Flûte enchantée, de Mozart, dont elle cosigne la mise en scène avec Dan Jemmett, pour le Nationale Reisopera d’Amsterdam (1999). Elle monte ensuite Eugène Onéguine, de Tchaïkovski, au Festival d’Aix-en-Provence (2002) et La Cenerentola, de Rossini, au Théâtre des Champs-Élysées (2004). En 2005, elle s’attaque à La Traviata, de Verdi, au Teatro Comunale de Bologne. Irina Brook est actuellement l’une des metteures en scène les plus en vue en France et en Europe. En 2002, elle est nommée chevalier des Arts et Lettres
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