Mise en scène et Jeu de l'acteur |
||
|
|
Née en 1937 aux États-Unis, JoAnne Akalaitis étudie d’abord la philosophie à l’Université de Chicago et à Stanford University. Après avoir suivi un entraînement auprès de Jerzy Grotowski, elle cofonde, en 1970, le collectif expérimental Mabou Mines, avec Lee Breuer, Philip Glass, Ruth Maleczech et David Warrilow. Jusqu’au début des années quatre-vingt-dix, elle en est la codirectrice artistique. Depuis plus de trente ans, son travail est reconnu comme l’un des plus provocateurs et novateurs aux États-Unis. Elle se distingue notamment par l’exploration qu’elle fait du jeu de l’acteur, qu’elle base sur un travail physique et rythmique. Au sein des Mabou Mines, elle met en scène la pièce radiophonique Cascando, de Samuel Beckett (1975), spectacle qui vaut à la compagnie un premier Obie Award et une reconnaissance sur le plan international. En tant qu’auteure, elle écrit Southern Exposure qu’elle met elle-même en scène en 1979. Elle monte également son texte Dead End Kids, exploration multimédia sur le pouvoir nucléaire, présentée à l’American Repertory Theatre en 1981, puis adaptée en film. En 1986, sa pièce Green Card, présentée au Mark Taper Forum de Los Angeles, traite du thème de l’immigration en Amérique. En 1998, elle crée TI Jean Blues, adaptation des textes de Jack Kerouac, présentée à l’Actors Theatre de Louisville dans le cadre de l’Humana Festival of New American Plays. Outre ses propres textes, JoAnne Akalaitis s’est aussi attaquée de nombreuses fois à des textes de répertoire dont elle révèle le côté sombre et souvent sexuel, en les réinterprétant de manière dynamique et subversive. Elle investit ainsi les scènes de tous les grands théâtres new-yorkais en montant notamment Endgame, de Samuel Beckett (1984) à l’American Repertory Theatre, The Screens, de Jean Genet (1989) au Guthrie Theater, ‘Tis Pity She’s a Whore, de John Ford (1990) au Goodman Theatre, In the Summer House, de Jane Bowles (1993) au Lincoln Center Theater, Dance of Death, de Strindberg (1996) à l’Arena Stage, The Trojan Women, d’Euripide, dans une traduction de Nicholas Rudall (1999) à la Shakespeare Theatre Company et The Birthday Party, de Harold Pinter (2004) à l’American Repertory Theatre. Au Court Theatre de Chicago, elle met en scène The Iphigenia Cycle, d’Euripide, dans une traduction de Nicholas Rudall (1997), Mary Stuart, de Friedrich Schiller, dans une traduction de Robert David MacDonald (2001), Life’s a dream, de Calderón (1999) et Phèdre, de Racine, dans une adaptation de Paul Schmidt et de JoAnne Akalaitis elle-même (2002). Le Court Theatre produit également sa mise en scène de Quartet, de Heiner Müller, dans une traduction de Carl Weber (2005), spectacle présenté au Museum of Contemporary Art de Chicago. JoAnne Akalaitis touche également à l’opéra, en montant notamment The Voyage of the Beagle, d’après Charles Darwin, sur une musique de Jon Gibson (1987), The Visit of the Old Lady, de Gottfried von Einem (1997) au New York City Opera, ainsi que deux opéras de Leos? Janác?ek, Katya Kabanova (1998) à l’Opera Theatre de Saint-Louis et Osud (2003) au Richard B. Fisher Center for the Performing Arts du Bard College. En 2001, elle met en scène l’opéra In the Penal Colony, inspiré de la nouvelle de Kafka (livret de Rudolph Wurlitzer; musique de Philip Glass). Cette production est présentée au Court Theatre de Chicago. En 1991, JoAnne Akalaitis est choisie par le fondateur du Public Theater de New York, Joseph Papp, pour lui succéder comme directrice artistique, poste qu’elle occupe jusqu’en 1993. Elle assume également ce rôle pour le New York Shakespeare Festival. C’est d’ailleurs dans le cadre de ce festival qu’elle crée deux pièces de Shakespeare, Cymbeline (1989) et Henry IV, parties I et II (1991), avec la collaboration de Philip Glass. Préoccupée par les questions de formation, JoAnne Akalaitis enseigne la mise en scène à NYU (New York University) et à la Juilliard School. Elle occupe actuellement une chaire de recherche au département de théâtre du Bard College. Elle a remporté de nombreux prix, dont cinq Obie Awards, une bourse Guggenheim, une bourse du National Endowment for the Arts, un Edwin Booth Award, un Rosamund Gilder Award et une bourse Pew Charitable Trusts National Theatre Artist Residency Program du Court Theatre de Chicago. RÉFÉRENCES Internet :
Article paru dans un livre :
Articles de périodiques :
Enregistrement vidéo :
|
|
| ... Dresser un monument à l'éphémère |
|