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La culture contre l'art Théâtralité, écriture et mise en scène Theater in France, ten years of research  

Mise en scène et Jeu de l'acteur


 



Philippe van Kessel

Belgique

Philippe van Kessel est né à Bruxelles le 14 janvier 1946. Après des études universitaires en psychologie, il se trouve un emploi dans le domaine de l’importation de matériel électronique. Cependant, des intérêts marqués pour le monde de la culture l’amènent à tenter diverses expériences: théâtre universitaire, journalisme, cours du soir en art dramatique.

En 1969, il quitte définitivement l’électronique pour se consacrer au théâtre. On lui confie alors ses premiers rôles dans des œuvres de Willemaers, Arrabal, Sigrid. Dès 1971, il obtient un contrat annuel de comédien au Théâtre du Parvis et fait ses débuts de metteur en scène au Jeune Théâtre de l’Université de Bruxelles.

Pendant les années soixante-dix, il cumule les rôles au théâtre et au cinéma. On le voit dans des pièces de Ghelderode, Louvet, Bond, Shakespeare, Marivaux, dans les films de Jakar, Joassin, Berckmans et dans de nombreux films produits par l’Institut des Arts de la scène (INSAS) et l’Institut des Arts de Diffusion (IAD). Toutefois, ses activités à l’Atelier Sainte-Anne, qu’il fonde à Bruxelles en 1973, occupent rapidement une place centrale dans sa carrière. Jusqu’en 1989, il y met en scène de nombreuses créations et des œuvres du répertoire, y produit des spectacles, organise des lectures, des mises en espace et des concerts, invite des créateurs étrangers et diffuse leurs œuvres.

La qualité du travail que Philippe van Kessel accomplit à l’Atelier Sainte-Anne est rapidement soulignée par deux prix qui lui sont décernés en 1976: celui de la Fondation Théâtre et Culture et celui du Goethe Institut. Cette année marque également les débuts internationaux de sa carrière. Ses mises en scène de la pièce de Peter Handke, Le pupille veut être tuteur, de Dialogue d’exilés de Brecht, du Bourgeois Schippel de Sternheim, de Karl Valentin et de Par delà le bien et le mal de Lange sont jouées en Belgique, en France ainsi qu’en Suisse. Puis, au cours des années quatre-vingt, ses mises en scène à l’esthétique allemande de pièces de Valentin, Fassbinder, Strauss, Gorki et Karge tournent, après avoir été élaborées à l’Atelier Sainte-Anne, à travers l’Europe et même au Canada, où van Kessel présente Ella d’Achternbusch.

En 1986, la Trilogie du revoir de Strauss reçoit le prix triennal accordé par la presse à la meilleure mise en scène. En 1989, la mise en scène des Estivants de Gorki obtient le prix Bizz’Art décerné par la presse francophone belge au meilleur spectacle (catégorie théâtres subventionnés), et il est nommé directeur du Théâtre National de la Communauté Française de Belgique. Il quitte alors l’Atelier Sainte-Anne pour se consacrer à ce poste et poursuivre son travail de metteur en scène en dirigeant Germania Mort à Berlin et la Bataille de Heiner Müller (1990), Léonce et Lena de Büchner (1991), la Conquête du Pôle Sud de Karge (1992), le Courage de ma mère (1994), ainsi que Weisman et Copperface (1995) de Tabori.

Plus récemment, Philippe van Kessel a mis en scène Le Mystère de la rue Rousselet & Un garçon de chez Véry de Labiche (1997), Dommage que ce soit une putain de John Ford (1998), Noce d’Elias Canetti (1999), Vésale de Patrick Roegiers (2001), La Punaise de Maïakovski (2002) et Allers-retours d’Ödön von Horvath (2004).

Depuis 1978, Philippe van Kessel est invité à transmettre sa vision du jeu et de la pédagogie théâtrale par le biais d’ateliers et de conférences qu’il donne en Belgique et en France. L’École du Théâtre National de Strasbourg a aussi fait appel à ses talents de professeur et de metteur en scène pendant les quatre dernières années de la décennie quatre-vingt.

 

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Décembre 2007