Mise en scène et Jeu de l'acteur |
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DENIS MARLEAU est né à Valleyfield en 1954. Fondateur et directeur du Théâtre UBU, il réalise la mise en scène de toutes les productions de la com¬pagnie. . C'est en 1982 que le Théâtre UBU produit son premier spectacle. Sur des textes de Tristan Tzara, Francis Picabia et André Breton notamment, Cœur à gaz et autres textes DADA est créé au Musée d'art contemporain de Montréal. Viennent ensuite la Centième Nuit de Yukio Mishima (l'Avant-Scène, 1982), Portrait de Dora d'Hélène Cixous (Théâtre de Quat'Sous, 1982), Lecture-spectacle DADA sur des textes de Kurt Schwitters et F. Picabia, entre autres (Musée d'art contemporain, 1984), Picasso Théâtre et le Désir attrapé par la queue sur les textes de nombreux auteurs dont Pablo Picasso, Gertrude Stein, Max Jacob et Guillaume Apollinaire (Musée des beaux-arts de Montréal, 1985) et Théorème 1985 d'après Paolo Pasolini sur des textes de Paul Chamberland (Théâtre de Quat'Sous, 1985). En 1987, Denis Marleau crée Merz Opéra, d'après l'œuvre de K. Schwitters. D'abord présenté au Théâtre d'Outremont, le spectacle tourne en France, en Belgique, en Suisse et en Espagne jusqu'en 1990. Merz Opéra fait aussi escale au Festival de théâtre des Amériques de Montréal en 1989. Désormais, la majorité des spectacles d’UBU partiront en tournée en Europe et figureront à l’affiche de nombreux festivals. En 1988, la compagnie monte Oulipo Show, réalisé à partir de textes de plusieurs auteurs dont Calvino, Raymond Queneau, Georges Pérec et Harry Mathews. Denis Marleau crée ensuite Ubu Cycle, d'après Alfred Jarry (Salle Fred-Barry, 1989), Cantate grise, sur des textes et dramaticules de Samuel Beckett dans le cadre du New Music America (1990) et les Ubs, sur des textes d'Alfred Jarry (1991). En 1992, il monte la Trahison orale, un théâtre musical de Mauricio Kagel, en collaboration avec le Nouvel Ensemble Moderne et Luna-Park, un spectacle dans lequel il intègre des textes de Blok, Khlebnikov, Maïakovski, Kroutchonyck et Gouro. En 1994 il met en scène au Théâtre de Quat’Sous La Dernière bande de Beckett qu’il reprendra sept ans plus tard, toujours avec Gabriel Gascon, en tournée canadienne suivie d’une série de représentations à Paris au Théâtre de la Cité internationale (2003). En 1995, naît Maîtres anciens, d'après le roman de Thomas Bernhard. Ce spectacle est sélectionné par le Festival d'Avignon, où il est présenté au cours de l'été 1996, en même temps que la création de la pièce Le Passage de l'Indiana de Normand Chaurette, à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon. Toujours en 1996, Denis Marleau monte Lulu de Frank Wedekind pour le Théâtre du Nouveau Monde. L’année suivante, il crée au Théâtre National Dijon Bourgogne les Trois Derniers Jours de Fernando Pessoa sur un texte d'Antonio Tabucchi, ainsi que Nathan le Sage de G.E. Lessing qui fait l’ouverture du 51è Festival d’Avignon. En 1999, Denis Marleau met en scène Urfaust, tragédie subjective, une adaptation de l’Urfaust de Goethe et du Faust de Pessoa, spectacle notamment présenté à Weimar lors des grandes manifestations soulignant le 250e anniversaire de la naissance de Goethe. Il crée ensuite à Montréal Le Petit Köchel (2000) , Catoblépas de Gaétan Soucy (2001), Quelqu’un va venir de Jon Fosse (2002) et La fin de Casanova de Marina Tsvetaeva en coproduction avec l’Espace GO (2006). En 2007, il présente Othello de Shakespeare, au Centre national des Arts à Ottawa et à l'Usine C et met en scène Le château de Barbe bleue de Bela Bartok une production du Grand Théâtre de Genève.En 2008, il signe la mise en scène de Ce qui meurt en dernier de Normand Chaurette. La pièce est présentée à Montréal et à Ottawa. La même année, Marleau fait la mise en scène et la scénographie de la pièce Le complexe de Thenardier de José Pliya, une coproduction des théâtres Ubu, Espace Go, Manège de Mons, Varia et les Francophonies de Limoges. Le spectacle est créé en France lors des Francophonies en Limousin et sera diffusé en France, en Belgique et à Montréal. Marleau travaille beaucoup avec les nouvelles technologies et les effets de présence. Cela est très visible dans la pièce Les Aveugles de Maurice Maeterlinck (2002), une installation-théâtre qui sera reprise en anglais au Festival d'Edimbourg et qui tourne depuis à travers le monde. Cette première fantasmagorie technologique élaborée au cours d’une résidence d’artiste au Musée d’art contemporain résulte du croisement de deux voies d’exploration : celle qui correspond au « premier théâtre » de Maeterlinck avec la mise en scène d’Intérieur (2001); une deuxième voie plus radicale qui développe une approche de la vidéo ‘au service du personnage’ amorcée avec Les Trois derniers jours de Fernand Pessoa (1997). Dans le cadre de Lille 2004 capitale culturelle, deux nouvelles installations viennent par la suite compléter le cycle des fantasmagories technologiques : Comédie de Samuel Beckett et Dors mon petit enfant de Jon Fosse. Parallèlement à ce triptyque, il conçoit et réalise au Manège de Mons en Belgique une adaptation de la nouvelle Le Moine noir de Tchékhov dans une traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan. Pour ce spectacle présenté au Carrefour international de Québec, Denis Marleau réalise une scénographie composée de multiples écrans sur lesquels sont projetées les images de Stéphanie Jasmin, codirectrice d’UBU depuis 2002 et qui a collaboré comme vidéaste à ses plus récentes créations parmi lesquelles Au Cœur de la Rose ( 2001) de Pierre Perreault et Les Reines (2006) de Normand Chaurette. Sa prochaine pièce, Une fête pour Boris, de Thomas Bernhard, sera présentée à Montréal en mai 2009 avant de partir pour le festival d’Avignon. Denis Marleau a été nommé directeur artistique du Théâtre français au Centre national des Arts à Ottawa (2000-2007). Il a mérité pour son travail plusieurs prix et bourses. Il a notamment reçu, pour Oulipo Show, le Prix spécial de l'Association québé¬coise des critiques de théâtre en 1988 et le Prix du Cercle des critiques de la Capitale (Ottawa) en 1990, dans la catégorie meilleure production de l'an¬née. Roberto Zucco lui vaut en 1993 le Prix de l'AQCT pour le meilleur spec¬tacle. En 1995, le spectacle Maîtres anciens obtient quatre Masques de l'Académie québécoise du théâtre (meilleure adaptation, meilleure mise en scène, meilleure production Montréal et meilleure scénographie). En 1997, il est lauréat du Prix 1996 du Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal, secteur théâtre. En 1998, il reçoit le Prix du Centre national des Arts et l’Ordre national du Québec (1999). Il est aussi nommé Chevalier des Arts et des Lettres par le ministère de la culture en France (2002) et reçoit en 2004 un doctorat honoris causa de l’Université Lumière-Lyon 2, Denis Marleau a enseigné dans différentes institutions, dont le collège Jean-de-Brébeuf, l'Université de Moncton et l’Université d’Ottawa. Il a également donné des stages en France, en Belgique, en Italie, en Suisse et au Mexique et publié plusieurs articles sur la danse et le théâtre.
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